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Textes en espéranto avec traduction française : 7 exemples
À quoi ressemble l’espéranto sur la page : sept courts textes, d’une première conversation à un poème, chacun traduit et expliqué.
L’espéranto s’écrit avec l’alphabet latin, exactement comme il se prononce, et la plupart de ses racines viennent de langues européennes : des mots comme familio, harmonio et karaktero se devinent donc sans peine, surtout pour un francophone. Ce qui donne à un texte son air d’« espéranto », ce sont les terminaisons régulières : -o pour les noms, -a pour les adjectifs, -as pour les verbes au présent, -n pour le complément d’objet. Voici sept courts textes, du plus facile au plus difficile. Cinq viennent de sources libres de droits ou officielles (quatre des livres de Zamenhof de 1887 à 1905 et un de la Déclaration universelle des droits de l’homme) ; deux ont été écrits pour cette page.
Chaque texte est accompagné d’une traduction française et d’une courte note de grammaire.
Que repérer dans n’importe quel texte en espéranto ?
| Ce que vous voyez | Ce que cela signifie | Exemple |
|---|---|---|
| -o | nom | patro – « père » |
| -a | adjectif | nova – « nouveau » |
| -e | adverbe | ĝentile – « poliment » |
| -as, -is, -os | verbe : présent, passé, futur | venis – « est venu » |
| -us, -u | verbe : conditionnel, ordre ou souhait | estus – « serait » |
| -j | pluriel | homoj – « gens, personnes » |
| -n | complément d’objet direct ou direction | Mi lernas Esperanton. – « J’apprends l’espéranto. » |
| ĉ ĝ ĥ ĵ ŝ ŭ | lettres qui ont leur propre son | ĉielo – « ciel » |
Tout le système tient sur une page : voir l’aperçu de la grammaire.
Les sept textes en un coup d’œil
| N° | Texte | Source | Niveau |
|---|---|---|---|
| 1 | Une première conversation | Écrit pour cette page (2026) | Débutant |
| 2 | Phrases de l’Ekzercaro | Zamenhof, Fundamento de Esperanto (1905) | Débutant |
| 3 | Une journée de la vie moderne | Écrit pour cette page (2026) | Élémentaire |
| 4 | Le Notre Père, Patro nia | Zamenhof, Unua Libro (1887) | Élémentaire |
| 5 | Article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme | Traduction en espéranto du texte de l’ONU de 1948 | Intermédiaire |
| 6 | Le conte La feino | Zamenhof, Fundamento de Esperanto (1905) | Intermédiaire |
| 7 | L’hymne La Espero | Zamenhof, imprimé pour la première fois en 1890 | Avancé (poésie) |
Les niveaux sont une estimation approximative de notre part, non des notes officielles.
1. Une première conversation
Deux apprenants se rencontrent en ligne. Texte écrit pour cette page.
— Saluton! Mi estas Ana. Kiel vi nomiĝas?
— Saluton, Ana! Mi nomiĝas Marko. Mi loĝas en Kanado.
— Ĉu vi jam longe lernas Esperanton?
— Ne, nur tri monatojn. Kaj vi?
— Mi lernas ĝin jam unu jaron, kaj mi tre ŝatas ĝin. Ĝis revido, Marko!
Traduction : « Bonjour ! Je suis Ana. Comment t’appelles-tu ? » – « Bonjour, Ana ! Je m’appelle Marko. J’habite au Canada. » – « Tu apprends l’espéranto depuis longtemps ? » – « Non, seulement trois mois. Et toi ? » – « Je l’apprends depuis un an déjà et je l’aime beaucoup. Au revoir, Marko ! »
À remarquer. Ĉu en début de phrase transforme une affirmation en question à réponse oui ou non, comme « est-ce que » en français. Esperanton se termine en -n parce que c’est le complément d’objet, et tri monatojn et unu jaron prennent -n parce qu’ils mesurent le temps (l’accusatif). Comme le français (« j’apprends depuis un an »), l’espéranto emploie simplement le présent lernas là où l’anglais dit « have been learning ». Enfin, vi sert aussi bien pour « tu » que pour « vous » : l’espéranto ne demande pas de choisir entre tutoiement et vouvoiement (les pronoms).
2. Phrases de l’Ekzercaro (1905)
L’Ekzercaro est la partie d’exercices du Fundamento de Esperanto (1905), la base obligatoire de la langue. Ces cinq phrases sont une sélection de son § 20 ; ce sont des exemples séparés, pas une histoire.
Hieraŭ mi renkontis vian filon, kaj li ĝentile salutis min. ― Hodiaŭ estas sabato, kaj morgaŭ estos dimanĉo. ― Se mi estus sana, mi estus feliĉa. ― Karaj infanoj, estu ĉiam honestaj! ― Ni estu gajaj, ni uzu bone la vivon, ĉar la vivo ne estas longa.
Traduction : Hier, j’ai rencontré votre fils, et il m’a salué poliment. – Aujourd’hui, c’est samedi, et demain ce sera dimanche. – Si j’étais en bonne santé, je serais heureux. – Chers enfants, soyez toujours honnêtes ! – Soyons gais, profitons bien de la vie, car la vie n’est pas longue.
À remarquer. Cinq phrases, cinq terminaisons verbales : renkontis (passé -is), estas (présent -as), estos (futur -os), estus (conditionnel -us) et estu (volitif -u, pour les ordres et les « allons… »). Même esti « être » suit le modèle, car l’espéranto n’a aucun verbe irrégulier (les verbes). Là où le français choisit entre passé composé, passé simple et imparfait, -is sert pour tout le passé : ici, renkontis se traduit par « j’ai rencontré ». Ĝentile « poliment » est l’adverbe de ĝentila « poli ».
3. Une journée de la vie moderne
Une journée de travail ordinaire, écrite pour cette page.
Ĉiun matenon mi veturas al la laborejo per biciklo. Survoje mi aŭskultas podkaston en Esperanto. En la oficejo mi respondas al retmesaĝoj kaj partoprenas en retaj kunsidoj kun kolegoj el tri landoj. Vespere mi kuiras kun mia edzino, kaj poste ni spektas filmon. Antaŭ ol enlitiĝi, mi lernas dek novajn vortojn per aplikaĵo en mia poŝtelefono.
Traduction : Chaque matin, je vais au travail à vélo. En chemin, j’écoute un podcast en espéranto. Au bureau, je réponds à des courriels et je participe à des réunions en ligne avec des collègues de trois pays. Le soir, je cuisine avec ma femme, puis nous regardons un film. Avant de me coucher, j’apprends dix mots nouveaux avec une application sur mon téléphone.
À remarquer. L’espéranto nomme les choses modernes en combinant de vieilles racines : ret·mesaĝ·o « message du réseau » (courriel), poŝ·telefon·o « téléphone de poche » (téléphone portable), labor·ej·o « lieu de travail » et en·lit·iĝ·i « se mettre au lit » (formation des mots). Ĉiun matenon « chaque matin » prend -n parce qu’il dit quand quelque chose se passe : le français n’a là aucune marque. Per signifie « au moyen de » : per biciklo « à vélo », per aplikaĵo « avec une application ».
4. Patro nia – le Notre Père (1887)
Patro nia est le premier texte d’exemple du premier manuel de Zamenhof, l’Unua Libro (1887). Dans l’original, chaque mot était imprimé avec des virgules entre ses éléments – Patr,o ni,a – pour qu’un lecteur qui n’avait jamais étudié la langue puisse chercher chaque élément dans la liste de mots du livre. Le texte ci-dessous est la rédaction de Zamenhof de 1887, en orthographe actuelle ; l’original imprime hod'aŭ pour hodiaŭ.
Patro nia, kiu estas en la ĉielo, sankta estu Via nomo, venu reĝeco Via, estu volo Via, kiel en la ĉielo, tiel ankaŭ sur la tero. Panon nian ĉiutagan donu al ni hodiaŭ kaj pardonu al ni ŝuldojn niajn kiel ni ankaŭ pardonas al niaj ŝuldantoj; ne konduku nin en tenton, sed liberigu nin de la malvera, ĉar Via estas la regado, la forto kaj la gloro eterne. Amen!
Traduction française (proche du texte) : Notre Père, qui est au ciel, que Votre nom soit saint, que Votre royaume vienne, que Votre volonté soit, comme au ciel, ainsi aussi sur la terre. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien et pardonnez-nous nos dettes, comme nous aussi pardonnons à nos débiteurs ; ne nous conduisez pas en tentation, mais délivrez-nous du mal (littéralement « du faux »), car à Vous appartiennent le règne, la force et la gloire à jamais. Amen !
Cette traduction suit l’espéranto de près ; ce n’est pas le texte liturgique français, qui tutoie Dieu (« Notre Père, qui es aux cieux »). Zamenhof emploie Vi, que nous rendons par « Vous » : d’où la majuscule de Via.
À remarquer. Le possessif peut suivre son nom – Patro nia, volo Via – parce que ce sont les terminaisons, non la position, qui portent la grammaire (ordre des mots). Dans Panon nian ĉiutagan, les trois mots prennent -n : adjectifs et possessifs s’accordent avec leur nom. Ŝuld·ant·oj « débiteurs » est un participe qui signifie « ceux qui doivent ». Des versions ultérieures, comme celle de l’Union internationale des espérantistes catholiques (IKUE), remplacent malvera par malbono « le mal ».
5. Article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme
L’Assemblée générale des Nations unies a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948, à Paris, au palais de Chaillot. Voici son premier article en espéranto.
Ĉiuj homoj estas denaske liberaj kaj egalaj laŭ digno kaj rajtoj. Ili posedas racion kaj konsciencon, kaj devus konduti unu al alia en spirito de frateco.
Texte officiel de l’ONU en français : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
À remarquer. L’espéranto compte 26 mots contre 34 en français, parce qu’un seul mot peut faire le travail d’une locution : de·nask·e « dès la naissance » réunit une préposition, une racine et la terminaison de l’adverbe. Frat·ec·o « fraternité » ajoute le suffixe -ec- (qualité) à frato « frère » – un mot que le lecteur français connaît par la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ». Devus est le conditionnel de devi « devoir » – littéralement « devrait » – et rend ici le « doivent » du texte français (le conditionnel).
6. Le conte La feino (1905)
La feino « La fée » est le premier récit de l’Ekzercaro (§ 11). C’est la version espérantiste du conte Les Fées de Charles Perrault (1697), connu en anglais sous le titre « Diamonds and Toads », où une gentille fille est récompensée : des roses, des perles et des diamants lui tombent de la bouche. Voici le début.
Unu vidvino havis du filinojn. La pli maljuna estis tiel simila al la patrino per sia karaktero kaj vizaĝo, ke ĉiu, kiu ŝin vidis, povis pensi, ke li vidas la patrinon; ili ambaŭ estis tiel malagrablaj kaj tiel fieraj, ke oni ne povis vivi kun ili. La pli juna filino, kiu estis la plena portreto de sia patro laŭ sia boneco kaj honesteco, estis krom tio unu el la plej belaj knabinoj, kiujn oni povis trovi.
Traduction : Une veuve avait deux filles. L’aînée ressemblait tant à sa mère par son caractère et son visage que quiconque la voyait pouvait penser qu’il voyait la mère ; elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses qu’on ne pouvait pas vivre avec elles. La cadette, qui était le portrait même de son père par sa bonté et son honnêteté, était de plus l’une des plus belles filles que l’on pût trouver.
Le début de Perrault. Le parallèle saute aux yeux : « Il était une fois une veuve qui avait deux filles : l’aînée lui ressemblait si fort d’humeur et de visage, que, qui la voyait, voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses, qu’on ne pouvait vivre avec elles. » Zamenhof développe : à « que, qui la voyait, voyait la mère » répond ke ĉiu, kiu ŝin vidis, povis pensi, ke li vidas la patrinon.
À remarquer. Les longues phrases tiennent grâce à ke « que » et aux mots relatifs : ĉiu, kiu « quiconque » et kiujn « que (pluriel) », qui prend -j et -n parce que c’est un complément d’objet pluriel (corrélatifs). La pli maljuna « l’aînée » et la plej belaj « les plus belles » montrent la comparaison avec pli et plej. Dans povis pensi, ke li vidas, le second verbe reste au présent : l’espéranto garde le temps de la pensée d’origine, alors que le français, comme l’anglais, décale (« qu’il voyait »).
7. La Espero, l’hymne de l’espéranto
La Espero « L’Espoir » est un poème de Zamenhof, imprimé sans titre en 1890 dans un manuel pour russophones. Chanté sur une marche de 1909 de Félicien Menu de Ménil, compositeur français né à Boulogne-sur-Mer – la ville du premier Congrès mondial –, il fait office d’hymne non officiel de l’espéranto (drapeau et symboles). Voici ses huit premiers vers.
En la mondon venis nova sento,
tra la mondo iras forta voko;
per flugiloj de facila vento
nun de loko flugu ĝi al loko.
Ne al glavo sangon soifanta
ĝi la homan tiras familion:
al la mond’ eterne militanta
ĝi promesas sanktan harmonion.
Traduction : Un sentiment nouveau est venu dans le monde, / un appel puissant parcourt le monde ; / sur les ailes d’un vent léger, / qu’il vole maintenant de lieu en lieu. / Ce n’est pas vers l’épée assoiffée de sang / qu’il attire la famille humaine : / à un monde éternellement en guerre / il promet une sainte harmonie.
À remarquer. En la mondon prend -n parce qu’il signifie un mouvement vers l’intérieur du monde, alors que tra la mondo « à travers le monde » n’en a pas besoin (la direction). La poésie bouscule l’ordre habituel : dans glavo sangon soifanta, l’objet sangon précède le participe soifanta « assoiffée », et ĝi la homan tiras familion sépare l’adjectif de son nom. Mond’ perd son -o final pour respecter la métrique, ce que permet la règle 16 du Fundamento (les 16 règles) : c’est l’élision que connaît aussi le français (« l’ami »). Plus loin, le poème appelle les locuteurs la esperantoj, « ceux qui espèrent » – le mot qui se cache derrière le pseudonyme de Zamenhof, Doktoro Esperanto, devenu le nom de la langue.
Où trouver d’autres textes en espéranto ?
- Le Fundamento de Esperanto. L’Akademio de Esperanto en publie gratuitement le texte intégral en ligne, avec les 42 sections de l’Ekzercaro.
- Vikifontaro (Wikisource en espéranto) rassemble des textes du domaine public, dont La Espero.
- Le Projet Gutenberg propose des livres gratuits en espéranto, dont l’anthologie de Zamenhof Fundamenta Krestomatio (1903).
- Vikipedio, la Wikipédia en espéranto, offre de la lecture sur n’importe quel sujet.
- Notre cours. Le cours en 12 leçons repose sur des dialogues, et les ressources gratuites recensent des lectures graduées et des podcasts.
Questions fréquentes
À quoi ressemble l’espéranto ?
L’espéranto utilise l’alphabet latin plus six lettres accentuées (ĉ, ĝ, ĥ, ĵ, ŝ, ŭ), et s’écrit exactement comme il se prononce. Beaucoup de racines paraissent familières aux locuteurs de langues européennes, donc aux francophones, et des terminaisons régulières indiquent la nature du mot : -o pour les noms, -a pour les adjectifs, -as pour les verbes au présent.
Quel a été le premier texte publié en espéranto ?
Le Notre Père, Patro nia, est le premier texte d’exemple de l’Unua Libro de Zamenhof, en 1887 (texte 4 ci-dessus). Le même livre contenait aussi des versets de la Genèse, un modèle de lettre et trois poèmes.
Peut-on comprendre l’espéranto sans l’avoir appris ?
En partie. Les lecteurs de langues européennes reconnaissent beaucoup de racines, comme familio, portreto et harmonio, mais les terminaisons, les corrélatifs et de petits mots comme ĉu et ke demandent un peu d’étude. Le dictionnaire donne le sens de chaque élément d’un mot.
Ces textes sont-ils libres de droits ?
Les textes de Zamenhof sont dans le domaine public : il est mort en 1917. Les textes écrits pour cette page sont publiés sous licence CC BY-SA 4.0, comme le reste du site.
Comment lire ces textes à voix haute ?
Chaque lettre a un seul son, et l’accent tombe toujours sur l’avant-dernière syllabe : Es·pe·RAN·to, fa·mi·LI·o. Attention : le français accentue plutôt la fin des mots ou des groupes de mots, alors que l’espéranto appuie sur l’avant-dernière syllabe. Pour les consonnes qui surprennent, ĉ se dit « tch », ŝ « ch », ĝ « dj » et c « ts ». Voir l’alphabet et la prononciation.
Sources
- Akademio de Esperanto : Fundamento de Esperanto – Ekzercaro (§ 11 La feino, § 20)
- Zamenhof, Unua Libro (1887), page 19 : reproduction sur Wikimedia Commons
- Vikipedio : Patro nia (le texte de 1887 et la version de l’IKUE)
- F. V. Lorenc, Úplná učebnice mezinárodní řeči dra. Esperanta (1890), le même texte de 1887 : Projet Gutenberg
- Wikipedia (en) : Unua Libro (contenu du livre)
- Vikifontaro : La Espero
- Vikipedio : La Espero (imprimé pour la première fois en 1890) ; Wikipedia (en) : La Espero (marche de Menu de Ménil, 1909)
- Wikipédia (fr) : Félicien Menu de Ménil (né à Boulogne-sur-Mer en 1860, mort en 1930 ; musique de l’hymne en 1909)
- Charles Perrault, Les Fées (1697) : Wikisource, Contes de Perrault (éd. 1902) ; Wikipedia (en) : Diamonds and Toads
- Wikipédia (fr) : Déclaration universelle des droits de l’homme (texte français de l’article 1, adoption à Paris le 10 décembre 1948) ; Vikipedio : Universala Deklaracio de Homaj Rajtoj et Omniglot : Esperanto (article 1 en espéranto)
- PMEG : Formes verbales dans le discours indirect et -n pour la mesure
- Reta Vortaro (ReVo) : articles retmesaĝo, aplikaĵo, podkasto
- Projet Gutenberg : Fundamenta Krestomatio
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